mardi 20 juin 2017

Affacturage - la qualité de la facture

L’affacturage est aujourd’hui le mode de financement préféré des banques pour le court terme. Dans bien des cas, vous serez obligé d’y passer si vous avez besoin de vous financer. Il est donc important de bien comprendre le point de vue du banquier, car vous serez plus à même de vous mettre dans la meilleure position possible pour négocier. L’affacturage étant un financement basé sur la facture du client, le premier point à aborder est donc la qualité de cette facture. Voyons ce que souhaite le factor :

Rappelons que le principe de l’affacturage c’est que vous apportez des factures, le banquier vous finance une partie de ces factures et il se fait rembourser en encaissant du client. Il est donc essentiel pour lui que la facture ait la meilleure qualité possible. Cela a plusieurs conséquences :
 
* Vous devez être en mesure de prouver que ce que vous avez vendu et ce que le client avait commandé et que vous lui avez livré (industrie) ou réalisé (prestation de service). En fait, le banquier vous demande de vous comporter comme si vous deviez aller au tribunal pour obtenir une injonction de paiement. C’est un comportement de bon père de famille. Cela signifie que vous devez avoir en possession une commande signée du client ou une confirmation de commande signée par lui. Vous devez avoir la preuve de la livraison sans remarques ou observations du client. En matière de transport, c’est le plus souvent une lettre de voiture signée par le client sans réserve. Pour les services cela peut-être un bon de réception signé du client sans réserve. La facture doit être conforme à la commande et à la livraison. Il est utile que la facture fasse référence à la commande et qu’elle puisse être rapprochée de la lettre de voiture. Tout cela est très classique, mais l’expérience montre que toutes les entreprises ne mettent pas en place les processus adéquats. Si la banque finance, elle financera une part plus faible de la facture pour se protéger des risques.
 
* La facture doit concerner une opération terminée. Il ne faut pas que le client puisse la contester par la suite. C’est ainsi, que les banques n’aiment pas financer des situations de travaux, ou des factures d’acomptes, car le client a la possibilité de venir contester par la suite et donc refuser de payer tout ou partie de la facture. Un autre type de facture que les banques n’aiment pas, ce sont les factures d’avance. Un exemple : une entreprise d’imprimerie qui imprime un stock important de documents. Ce stock est conservé par l’imprimerie et mis à disposition du client, mais le client est facturé en totalité immédiatement.
 
*La facture ne doit pas faire l’objet d’avoir. En effet, si la banque vous finance sur la base d’une facture de 100, mais que 15 jours plus tard, vous faites un avoir de 20, le client ne doit en réalité que 80 et c’est sur cette base qu’il réglera la banque. La banque n’aime pas du tout cela et regarde donc de très près votre taux d’avoirs. 

Vous voyez que dans les attentes de la banque, il n’y a vraiment rien d’exceptionnel. Tout est du pur bon sens, avec pour objectif de limiter ses risques de non-récupération de l’argent qu’elle vous a prêté. Vous pouvez mettre en place un processus de facturation efficace, et quant aux avoirs, si vous faites des avoirs partiels plutôt que des annule et remplace et si vous travaillez votre qualité, ce taux devrez diminuer. Vous avez donc une partie des cartes en main pour faciliter et augmenter votre financement.

 

 

Michel Pivot (20 juin 2017)
DAF Evolution
 

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