mardi 4 décembre 2012

La solitude du dirigeant: fatalité ou choix

Dans les TPE et dans les PME, les dirigeants sont souvent confrontés à des problèmes de solitude. L’entrepreneur est souvent seul, ou avec des équipes petites qui sont en général des exécutants. Il n’est pas entouré comme dans les groupes par un comité de direction capable de lui apporter des solutions, des éclairages ou des pistes pour l’aider dans ses prises de décision. Mais cela veut-il dire que ces dirigeants sont condamnés à la solitude ? Quelle est la part de fatalité, ou de choix ?



 Personne d’entre nous ne maîtrise tous les aspects de la vie d’une entreprise, ou n'a tous les talents nécessaires à sa direction. Mais tous ces talents, toutes ces compétences existent et sont disponibles. Il y a aujourd’hui sur le marché un nombre important de personnes expérimentées dans leurs métiers. Ce sont les consultants, les coachs. Vous en trouverez de toutes catégories : consultant en marketing, action commerciale, logistique, RH, finance … Il y a également les coachs en entreprise, en développement personnel … Ces consultants sont souvent expérimentés, car ils ont 15, 20 ans d’expériences derrière eux. Le dirigeant qui le souhaite peut donc trouver la ou les personnes qui lui conviennent. Toutefois dans les faits beaucoup d’entre eux ne le font pas. Alors, voyons les freins :
 
  • Le coût : c’est vrai, aucune de ces personnes n’est gratuite et le taux journalier peut varier grandement. Toutefois, il faut toujours apprécier le coût par rapport au gain. Un responsable du personnel qui permet de faire un licenciement dans la douceur fera économiser beaucoup plus que ses honoraires. Le responsable export qui accélérera une implantation à l’international en évitant les nombreux écueils fera rentrer rapidement du chiffre d’affaires. L’expert financier qui améliorera le cash et qui évitera le crash sera tout aussi précieux. N’oublions pas également que l’avantage du conseil externe c’est qu’il peut intervenir que le strict temps nécessaire.
 
  • Le temps et le partage : le dirigeant qui fait appel à des conseils doit prendre le temps de partager des informations. Ce sont des conditions essentielles de la réussite. Si les informations ne sont pas transmises, la mission ne pourra pas être réussie. Le dirigeant doit vouloir partager, le consultant doit savoir écouter et poser les bonnes questions.
 
  • La prise de conscience : le dirigeant qui travaille 12, 14, 16 heures par jour, a toujours le nez dans le guidon. Il n’est pas toujours simple de prendre le recul pour se dire, j’ai tel problème, je n’ai pas les compétences pour le résoudre, je dois faire appel à un expert. Prendre conscience du besoin, est la première clef. Pour cela il faut le temps, et aussi un minimum de connaissance dans le domaine. Quand on n’a jamais fait d’export, il est difficile d’imaginer toutes les chausse-trappes. Lorsque l’on n’a jamais été confronté à de la gestion du personnel, il est compliqué de déjouer tous les pièges … 

Le dirigeant peut sortir pour partie de sa solitude, en allant faire son marché auprès de consultants qui viendront l’épauler dans les domaines qu’il maîtrise le moins. Il faut cependant qu’il prenne conscience de ses besoins, et qu’il se donne les moyens de les satisfaire. Il doit être prêt à partager des informations et donc à faire confiance. Il doit considérer le coût comme un investissement et donc le comparer à ce que cela rapporte. La solitude du dirigeant n’est pas une fatalité, c’est à lui de choisir d’en sortir
 

Michel Pivot (4 décembre 2012)
DAF Evolution


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